đŹïž Lâair de rien⊠lâair, câest tout.
Jâai Ă©coutĂ© une interview dâEtienne de Vanssay, prĂ©sident de FIMEA, la FĂ©dĂ©ration Interprofessionnelle des MĂ©tiers de lâenvironnement AtmosphĂ©rique et fondateur du bureau dâĂ©tudes Airea. Son propos :
Nous parlons dâeau potable, mais jamais encore dâair respirable.
Et pourtant, nous inhalons 14 kg dâair par jour, contre seulement 1 kg Ă 2kg de nourriture et dâeau.
Lâair est un bien public pur, indispensable Ă la vie⊠mais fragilisĂ© par lâactivitĂ© humaine.
đž Le coĂ»t de lâair polluĂ© ? 100 milliards dâeuros par an en France.
Un chiffre vertigineux, hors climat, qui intĂšgre :
- lâimpact sur la santĂ© (asthme, bronchites, cancers, maladies dĂ©gĂ©nĂ©ratives),
- lâimpact sur les bĂątiments (acides qui rongent les monuments),
- lâimpact social, en particulier pour les personnes les plus sensibles.
Et maintenant, un tournant :
đ Des familles ont obtenu la condamnation de lâĂtat pour ne pas avoir protĂ©gĂ© leur santĂ©.
đ Une jurisprudence majeure qui reconnaĂźt un lien direct entre pollution de lâair et prĂ©judice.
đ La rĂ©glementation Ă©volue :
- La Directive europĂ©enne âQualitĂ© de lâairâ (2024) durcit les exigences pour les industriels.
- Transposition prévue en France en 2026.
- Pression croissante de la sociĂ©tĂ© civile (FNE, FNHâŠ).
Pour Etienne de Vanssay, une évidence :
đ La qualitĂ© de lâair doit devenir un moteur Ă©conomique.
đ La clĂ© quâil applique dans son entreprise : ERC â Ăviter, RĂ©duire, Compenser
Du bon sens, mais surtout une vision dâavenir.
Parce quâau fondâŠ
Lâair de rien, lâair, câest tout.
