Un indicateur important, qui suppose de bonnes pratiques dans la gestion de la station dépuration Emeraude à Rouen.
Nous l’avons visitée avec les Nezcessaires, les nez bénévoles de la Métropole de Rouen.
La visite était organisée par Atmo Normandie et la Direction de l’Assainissement de la Métropole.
Aller à la rencontre des odeurs de la station était notre objectif.
J’ai d’abord pris la mesure de la taille impressionnante du site. Et de la complexité de la gestion de l’eau.
C’est un lieu où l’on surveille beaucoup. Et c’est bienvenu !
• Dans l’air, on surveille l’hydrogène sulfuré (H₂S), qui se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité, ainsi que le méthane (CH₄) et le monoxyde de carbone (CO).
• Dans l’eau, avant son retour en Seine, on suit notamment le phosphore et l’azote.
Nous avons réalisé tout le parcours : tamisage, dessablage, décantation, traitement des boues jusqu’à leur combustion, et désodorisation de l’air.
Il a fait bien chaud auprès des fours !
Et nous avons senti. Avec le Langage des Nez®:
• le chlore
• l’acétate de vétivéryle, à la fois boisé et terreux
• la géosmine, l’odeur typique de la terre humide
• le nonanal, gras et « lavant »
• l’isobutylamine, poissonneuse
• le scatol, note fécale, à de belles intensités dans le local de déshydratation
• et le phénol, note fumée qui venait vraisemblablement d’un site voisin.
C’est à noter : autour d’une installation, toutes les odeurs ne viennent pas d’elle.
Les distinguer, c’est tout l’intérêt d’un groupe de nez formés.
Le groupe a été passionné, et le guide passionnant.
Merci à Mara Cesano et Celine Leger pour leur accompagnement bienveillant.
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