On peut calculer la dispersion d’une odeur avant qu’elle ne soit perçue.
C’est l’objet de la modélisation atmosphérique olfactive.
Le principe:
À partir des données d’émission mesurées (en ouE/m³ à la source), on simule la façon dont les odeurs se dispersent dans l’air ambiant.
Le modèle intègre :
💠 les conditions météorologiques locales (vent, turbulence, stabilité atmosphérique)
💠 la topographie du terrain
💠 la position et la hauteur des sources
💠 les caractéristiques de l’installation
On obtient des cartographies de concentrations odorantes prévisionnelles.
À quoi ça sert concrètement ?
À plusieurs étapes de la vie d’un projet industriel :
⚪ en phase d’étude : évaluer l’impact avant l’implantation
⚪ dans le cadre d’une EIO : justifier que les niveaux attendus resteront acceptables
⚪ en cas de plainte : reconstituer un épisode olfactif a posteriori
Les limites à connaître:
La modélisation est un outil de prédiction, pas de certitude.
Elle dépend de la qualité des données d’entrée. Elle ne remplace pas l’observation terrain.
Et une précision importante : les cartes obtenues peuvent montrer des concentrations inférieures à 5 ouE/m³ dans les zones habitées. Mais cela ne garantit pas l’absence de perception. Car certaines molécules sont perçues à des concentrations bien inférieures.
La modélisation atmosphérique est aujourd’hui un outil attendu dans les dossiers ICPE pour les projets à fort potentiel odorant. Mais elle s’inscrit toujours dans une démarche plus globale.
