Caryophyllène

La conférence « Sentir le Beau »de l’Osmothèque cette semaine sur les matières premières naturelles a donné accès à tous ses participants à des échantillons fournis par la maison Floral Concept.

Julien von Eben-Worlée nous les a présentés une à une.
Baies roses de la Réunion, schinus molle du Pérou, poivre Timut du Népal, mandarine de Sicile, patchouli de Sumatra et vétyver d’Haïti.

J’ai la chance de connaitre à la fois les matières de synthèse par mon métier de nez industriel et les molécules naturelles grâce à un travail d’aromathérapie sensible, de phytothérappie et d’olfactothérapie depuis une quinzaine d’année.

Immédiatement mon nez a été saisi par la puissance, la pureté, la beauté de ces extraits dont on peut percevoir instantanément le respect du végétal et du travail bien fait.
Les propos de Julien on parfaitement corrélé ce ressenti en exprimant l’éthique de la démarche de Floral Concept.

Un extrait en particulier a mis mon nez en joie, celui du poivre Timut que par ailleurs j’adore utiliser en cuisine.

Le lendemain de la conférence, je l’ai proposé au groupe d’olfaction qui se réunit chaque mois chez moi pour étudier olfactivement une huile essentielle « à l’aveugle ».

Je copie ici le message que j’ai eu cœur de partager avec Julien, bien trop beau pour ne le garder que pour moi :

Odeurs acidulées, citronnées, pamplemousse, épicées, citral, linalol, limonène, sulfure de limonène, fraîches et profondes.

« Touchée en plein coeur ».

Le poivre Timut régule le rythme cardiaque, il apaise et soutient le cœur. Il vient balayer blessures du cœur sans aller les chercher, sans qu’on s’en aperçoive, dans une parfaite douceur.

Son influence est grande sur la sphère cérébrale : ça circule dans la tête, le cerveau et les yeux. Sa lumière est puissante sans aucune agressivité.

La douceur de la couleur rose nous a bercés sous différentes formes: marée rose, chanson « la Vie en Rose », visions de nuages roses dans un ciel bleu.

Dans un délicat oscillement, un dodelinement, elle nous a bercés pour nous emmener à l’intérieur de nous-mêmes, comme dans une coque protectrice (je fais ici le rapprochement avec la distillation de la coque du fruit), un baume pour nous placer à l’intérieur de nous-mêmes, dans un espace de paix et d’immobilité intérieurs propice à la méditation. 
L’esprit se calme. Le recul s’impose. Prendre de la distance avec ce qui encombre l’esprit. Les mâchoires se desserrent. La plénitude, la béatitude se manifestent avec délicatesse. La sensation d’être reliés.
Paix et Lumière.
Bouddha est là.
Nous sommes présents, alignés dans cette sagesse, un amour inconditionnel.

Merci à Valerie beauverger pour cet amour partagé du don des plantes.