Décrire une odeur par son évocation, c’est courant.
On dit “ça sent la fraise” ou “le poisson avarié”, et on pense que tout le monde comprend.
En réalité, chacun sent avec son histoire.
Mme Jaubert, “grand nez” qui m’a formée à l’analyse olfactive, racontait l’histoire d’un aromaticien chargé de créer un arôme de framboise.
À chaque essai, son parfum évoquait… le goudron.
Intrigué, son collègue a cherché les causes de cette confusion.
Enfant, il cueillait les framboises le long d’une voie ferrée — parmi les effluves d’huile de goudron chauffée au soleil.
Pour lui, c’était ça, l’odeur de la framboise.
Cet exemple illustre la subjectivité de l’odorat : nos évocations racontent notre mémoire, nos émotions, nos contextes.
Mais elles ne permettent pas de comparer ni de suivre objectivement une ambiance odorante dans le temps et dans l’espace.
C’est là que le Langage des Nez® apporte une révolution méthodologique.
En décrivant les odeurs par leurs molécules odorantes, et non par des images mentales, il offre un langage commun, reproductible et transmissible.
Ainsi, la pyrazine sentira la même chose pour tous ceux qui l’ont apprise — même si elle évoque le popcorn pour l’un, le saucisson pour un autre, ou les chaussettes humides qui sèchent sur un radiateur pour un troisième.
Pour analyser, comprendre et maîtriser les odeurs de façon rigoureuse,
👉 le Langage des Nez® est la voie royale.