Caryophyllène


Une odeur se mesure, mais pas comme un polluant classique.

Grâce à l’olfactométrie dynamique, selon la norme européenne EN 13725, on mesure des unités odeur.

Cette méthode consiste à analyser un échantillon d’air odorant en laboratoire.

Le principe est le suivant :
• un échantillon d’air est prélevé à la source
• il est dilué progressivement avec de l’air neutre
• un panel de personnes entraînées indique à quel moment l’odeur devient perceptible

On obtient alors une concentration d’odeur, exprimée en unités odeur par mètre cube (UO/m³ ou ouE/m³).

Que signifie une unité odeur ?
Une unité odeur correspond à la concentration à laquelle 50 % d’un panel de nez détecte l’odeur dans des conditions normalisées.

Autrement dit :
• plus la valeur est élevée
• plus l’émission odorante est forte.

Ces mesures permettent notamment :
• de quantifier les émissions d’une installation
• de comparer les intensités de différentes sources odorantes
• d’alimenter des études d’impact ou des modélisations atmosphériques.

Et la valeur de 5 ouE/m³ ?
Dans certaines études d’impact olfactif, une valeur de 5 unités odeur par mètre cube peut être utilisée comme repère technique d’acceptabilité dans l’air ambiant.
Elle apparaît notamment dans certains travaux de modélisation.
Mais il est important de rappeler que cette valeur ne constitue pas un seuil réglementaire national en France.

Une limite importante:

Les unités odeur permettent de quantifier une émission.
Mais elles ne suffisent pas toujours à caractériser la nuisance réelle.

Car une odeur dépend aussi :
• de sa dispersion
• de sa fréquence
• des conditions météorologiques
• du contexte territorial
• de la perception humaine.

C’est pour cette raison que d’autres méthodes d’observation et d’analyse complètent l’olfactométrie.
Je les évoquerai dans le prochain post.